
Pas
de recette miracle, hélas, juste quelques trucs que l’on utilise et qui ont
plus ou moins de réussite…..
Un
agenda.
Suite
à notre rencontre avec notre psychologue spécialisée TED, j’ai appris que notre
fils avait besoin de savoir ce qui allait se passer pour être rassuré et pour
pouvoir se préparer à ce qui va se passer.
Nous
avions déjà à la maison un tableau avec un emploi du temps à la semaine, mais
c’est quelque chose que j’avais mis en place, comme je l’avais fait pour mes
filles précédemment, pour qu’il apprenne les jours de la semaine.
Dès
lors, j’ai décidé de lui préparer un emploi du temps basé essentiellement sur
des images pour que notre fils sache clairement ce qui va se passer. Nous en
avions un général à la maison sur la semaine et nous avions essayé, avec plus
ou moins de succès, d’en réaliser un pour chaque demi-journée de présence à
l’école.
Le
problème des images est qu’il est difficile d’être très réactif car on n’a pas
forcément sur nous l’image qui nous permet de prévenir l’enfant d’un changement
de dernière minute.
Depuis
septembre 2007, notre enfant sachant suffisamment lire, je lui prépare un
descriptif des grandes étapes de sa journée avec uniquement des mots. C’est
plus facile de barrer et de réécrire lorsqu’un changement se produit.
La version 2009 de cet agenda est illustrée ci-dessous.
Je garde toujours la même présentation. Les points de repères stables sont les repas : ils sont en rouge. J’ai demandé à la maîtresse son emploi du temps de la semaine et je l’inscrits systématiquement sur l’agenda. Si il y a des changements à l’école, l’AVS corrige l’agenda et le montre à notre fils pour qu’il puisse voir ce qui change et ce qui reste stable. J’ai choisi de me faciliter la tâche en n’achetant pas un agenda du commerce qui m’aurait obligé à tout réécrire à chaque fois. J’achète au contraire un cahier de brouillon sur lequel je colle des feuilles que j’ai réalisé à l’ordinateur.
Ainsi, d’une semaine sur l’autre, je garde la
même matrice et je ne change que quelques éléments qui sont plus variables (la
participation ou non à la garderie périscolaire du matin, l’heure à laquelle on
va le chercher chez nounou……).
Lorsque
notre fils se lève, l’agenda est sur la table de la salle à la bonne page et,
est posé à côté, l’éphéméride pour coller la fiche du jour sur le calendrier
mural (voir ici). C’est sa première tâche au réveil. Il se précipite pour aller
le lire et commente ce qui va se passer.
Après
essais de plusieurs techniques, je ne réalise cet agenda, désormais, que les
jours d’école. Ce sont les jours les plus fatigant pour notre fils.
Une
liste des événements
Les
autres jours, il est fréquent que je ne prépare rien de spécial, surtout si on
reste à
Cependant, si il y des événements exceptionnels auxquels il faut qu’il se prépare, je les inscrits sur le calendrier mural (voir ici) et si je sens qu’il est perturbé, pour une raison ou pour une autre, je lui réalise une liste des choses telles qu’elles vont se dérouler. Ensuite, on les coche au fur et à mesure pour lui montrer où on en est.
Je
réalise aussi ce type de liste lorsque notre fils ne fait que de me poser la
même question sur les événements à venir. Alors je les lui écris, puis,
lorsqu’il me pose pour la nième fois la question, je ne lui réponds plus, je
lui montre
Les
scénarios sociaux.
C’est
une technique qui m’a été présentée par Sylvie, la maman d’Augustin, le
champion des progrès. Cette technique consiste à analyser avec l’enfant une
situation sociale qu’il a mal vécu ou mal interprété et pour laquelle son
comportement n’a pas été adapté.
Sylvie
réalise des petites bandes dessinées avec des bonhommes bâtons. En ce qui me
concerne, j’ai préféré utiliser encore les mots et le texte en les choisissant
simples et courts.
Le
principe est le suivant : on décrit la situation et le comportement
inadapté qu’a eu notre enfant lorsque celle-ci a eu lieu. Par exemple, notre
fils ne supportait pas qu’un enfant de sa classe soit mal assis sur sa chaise
dans
Voici quelques exemples :
J’ai gardé pour tous le même style graphique pour plus de clarté. Les
bonhommes contents et pas contents sont très explicitent pour lui : ils
nous servent donc de supports visuels.
Lorsque nous souhaitons que notre fils ait certains comportements nous avons la solution de la récompense immédiate (voir renforçateur). Nous utilisons aussi des contrats de comportement : essentiellement à l’école. Il s’agit de pointer des comportements qui sont souhaités et dont on sait que l’enfant est capable de les réaliser. On en choisit trois ou quatre et on récompense d’un point vert ou d’un bonhomme content, chaque fois que l’enfant met en pratique ce comportement. En ce qui nous concerne, nous donnons une récompense à l’école qui est à la vue du petit roi mais qu’il n’attrape pas. L’AVS a rédigé, avec la maîtresse, un contrat qui comporte trois comportements cibles : par exemple : sortir son livre seul lorsque la maîtresse le demande ; se mettre en rang avec ses camarades lorsque le sifflet retentit ; lever le doigt et attendre que la maîtresse l’interroge pour répondre. Lorsque ces comportements sont correctement réalisés, l’AVS met un point vert sur le cahier de comportement. Lorsque notre fils a 20 points verts, il obtient le véhicule exposé. Il peut alors l’emporter à la récréation.
Les
comportements inscrits dans le contrat doivent être bien compris de l’enfant.
Pour ce faire, on évitera de mettre des phrases négatives.
Il
nous est arrivé de faire un mixte entre le scénario social et le contrat de
comportement. Lorsque notre fils est passé à l’école élémentaire, la récréation
est devenue un problème. En effet, dans la cours de la récréation de l’école
maternelle, il y a de nombreux tricycles, trottinette et autres véhicules de ce
genre. Notre fils n’avait donc aucune difficulté à s’occuper. Dans la cours des
« grands », il n’y a plus de jeux, sinon quelques marelles et autres
marquages sur le sol. Désœuvré le petit roi a alors cherché la présence des
seules personnes qu’il comprend « les adultes ». Il
« harcelait » donc les enseignants de surveillance de
Je peux aussi utiliser les passions de l'enfant d'une autre façon pour qu'il ait des comportements adaptés. Ainsi, notre fils adore les cars qui viennent chercher les enfants à la sortie de l'école. Il aime monter dedans, mais les regarder, c'est déjà pour lui aussi une récompense. On utilise ce fait pour qu'il ait un comportement adapté en classe. L'AVS nous indique, à la sortie de la classe, si il a mérité ou non "le car". Si c'est l'un de ses parents qui est à la sortie de l'école, le petit roi peut monter dans le car ; si c'est sa nounou, il peut les regarder. Par contre, si l'AVS nous informe qu'il a eu un comportement inadapté, il n'a pas le droit ni de monter dedans, ni de les regarder. Notre nounou adorée attend alors patiemment dans le hall de l'école que les cars soient partis pour rentrer chez elle avec les enfants qu'elle garde. En janvier 2010, il y a eu un changement d'AVS, et la nouvelle personne est très compétente, mais elle se laissait attendrir par notre fils qui sait s'y prendre, et ne parvenait pas à le priver de car même si le comportement n'avait pas vraiment été tout à fait correct car elle trouvait toujours des choses positives. Pour l'aider à prendre sa décision, je lui ai proposé de réaliser un contrat en quatre points qu'elle a défini avec la maîtresse. Ce sont ces quatre points que notre fils doit remplir pour avoir le droit d'aller voir les cars. Elle les a écrit et les lui a présenté. Elle les lui rappelle régulièrement. De mon côté, j'ai imprimé une photo de car en couleur (le même que celui qui fait le transport scolaire) que j'ai découpée en quatre et que j'ai plastifiée. J'ai aussi imprimé cette même photo en noir et blanc que j'ai plastifiée sans la découper. Ainsi, chaque fin d'après midi, elle reprend avec notre fils chacun des quatre objectifs et lui dit si il l'a rempli correctement. Si c'est le cas, elle lui donne 1/4 de la photo qu'il colle avec de la patafix sur l'image en noir et blanc. A l'issue de l'analyse des quatre objectifs, notre fils a le droit "au car" si la photo couleur du car est complète.
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Donner des informations claires
Lui apprendre que chaque chose à son temps :
J'ai déjà présenté précédemment le fait que j'ai pris l'habitude de faire une liste des événements à venir pour notre fils. Je le fais surtout lorsqu'une partie de ces événements ne le motivent pas trop.C'était le cas pour la liste que je vous présente sur l'image ci-dessous :
En effet, le matin nous avions fait les fiches sur la préhistoire que j'avais préparé, mais l'après-midi, il fallait recopier (comme les enfants de sa classe l'avaient fait à l'école) le texte de la leçon à apprendre. Notre fils avait plus envie de faire du vélo, mais le temps ne s'y prêtait pas... J'ai donc réalisé une liste de ce que nous avions à faire où tous les items sont écrits à la première personne du singulier. Ma liste initiale était uniquement composée des phrases écrites en noires.
Malgré les deux récompenses prévues en fin de liste, notre fils était très dispersé. Il s'interrompait sans cesse pour me parler de tout et de rien. Pour lui apprendre à se concentrer et qu'il y a un temps pour chaque chose, je lui ai dit que je ne voulais plus parler avec lui pendant une activité. Par contre, j'ai précisé sur la liste (au crayon bleu) que nous aurions un temps pour parler de ce qu'il voulait entre chaque tâche. Sur ce type de liste, notre fils coche chaque activité quand elle est terminée pour matérialiser la progression du travail ; de la même façon, sur cette liste, j'ai coché le "je discute avec maman", lorsque je considérais qu'il avait assez parlé et qu'il fallait passer à l'activité suivante.
Aller en camp sans papa et maman :
Maîtriser sa voix :